L'asile Brévillier

Publié le par DAN

  1889. En mémoire de son fils, Henri de Silveira mort de la fièvre jaune à Haïti, madame Brévillier lègue à la commune de Sainte-Adresse 150 000 Frs pour venir en aide aux vieux marins.

Logés dans des locaux trop exigus, le maire, soutenu par la chambre de commerce du Havre, et par de nombreux bienfaiteurs, décide d'acquérir un terrain rue des Castillans et d'y construire un asile, conçu par l'architecte Henri Toutain. L'inauguration a lieu le 20 août 1899. La gestion est confiée aux religieuses de la congrégation du sacré cœur. Pendant près d'un siècle les marins trouveront là le repos pour leurs vieux jours. Mais, au fil des ans, le nombre de pensionnaires diminue. Dans les années 1980 on décide de fermer cette fondation pour raisons financières, ce sera chose faite en 1990. La démolition interviendra au printemps 1993.

 

  asile brevillier sainte adresse 2 (original)L'asile au temps de sa pleine occupation

 

 

asile brevillier sainte adresse (original)Différentes cartes postales furent éditées ayant pour thème cet asile.

 


Les balcons de St adresse (13)Le même endroit en 2011.

 


Ste adresse 2010La feuille verte représente la situation géographique de l'asile dans Sainte-Adresse, rue des Castillans.

 

article presseLa coupure de presse de 1993 relatant sa démolition.

 

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Merci de votre visite.

 

 

 


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Otto Graf 05/06/2011



Cette construction n'avait pas mauvaise allure du tout. On aurait pu en faire quelque chose d'autre, le choix était large. Malheureusement la spéculation et le béton sont passés par là.



LGV 05/06/2011



Tout à fait d'accord avec Otto, on aurait pu garder le bâti !


C'est vrai qu'on en veut plus des marins, désavoués, responsables de la disparition des poissons, maintenant on veut des poissons blancs et carrés qui viennent d'Afrique du Sud !


Peut-être aussi qu'à cela s'ajoute les changements culturels. Ajourd'hui un marin pêcheur profite de sa petite retraite dans son petit appart, finis le temps de la fraternité et des grandes
"collocations" !



buddy2259 05/06/2011



Bonjour Dan,


Il avait quand même belle allure ce bâtiment qui a servit pendant plus d'un siècle de refuge pour les vieux marins dans le besoin.Puis au fil du temps la donne a changée les promoteurs
ont pris les choses en main et l'on connait le résultat.


Merci pour ton reportage très intéressant...belles cartes postales , photo,plan,coupure de presse tout y est du "cousu-main "en quelque sorte.


Tu relates aujourd'hui un évènement dont j'ai programmé de me rendre sur  place afin d'y prendre quelques clichés pour ma photothèque...transmission de pensée peut-être!!


Agréable dimanche à toi et cordiales salutations pour l'ami Nicéphore!



JMH 05/06/2011



Bonjour


L'immeuble qui a remplacé l'asile Brévillier est d'une grande banalité. Quant à cette ancienne institution, elle demeure assez peu connue. Quel était le rythme de vie de ces marins à l'intérieur
des murs ? Sainte-Adresse est un quartier du (grand) Havre où la mise en valeur du patrimoine débute à peine.



Jacques 05/06/2011



Reportage très intéressant dans un quartier méconnu de Ste Adresse. C'est bien que le blog s'étende sur les communes avoisinantes. Il y a aussi beaucoup d'histoire et d'évolutions sur les autres
communes de l'agglomération havraise si tu vois à quoi je pense.


Bon dimanche et encore merci pour tous ces articles passionnants.



phyll 05/06/2011



Salut mon pote,


j'apprend aujourd'hui l'ancienne existance de ce foyer !! (tu ne m'en avais jamais parlé, petit cachottier !!!)


à bientôt !


 



jeanpaul76 05/06/2011



Bonjour du Dimanche 


Parfois tes articles réveil des souvenirs, mais là je sèche, même pas une lueur voire même un soupçon d'un souvenir, mais là rien je remercie Madame Brevillier pour avoir donné quelques années de
bonheurs aux vieux marins


Bonne journée du Dimanche



GL 05/06/2011



Merci pour cette rétro, je ne connaissais pas.



Papy Scham 05/06/2011



Bel édifice qui aurait largement pu avoir une seconde vie. Dommage. Excellent reportage.


Bonne semaine.



pere cantoche 05/06/2011



Une fondation qui apparemment, n'a pas fait beaucoup de vagues... même pas un vague souvenir en ce qui me concerne... en tous cas une sainte adresse pour tous ces marins... oui, je sais, c'est
vague c'que j'raconte... allez, il est temps que j'aille faire dodo, ça ira p'tête mieux demain ?


Bonne nuit, Potavrais ! 



Damien 05/06/2011



Que de la nouveauté pour moi ! Je ne connaissais pas du tout ce lieu... encore moins son histoire.


Merci.



Pierre 06/06/2011



Il peut paraître logique de voir une telle maison pour la ville du Havre mais je n'ai jamais entendu parler et jamais songé à une quelconque existance d'un immeuble de ce type.



boboce 06/06/2011



Salut DAN


C'est encore un beau batiment qui a disparu, il aurait put être intégré au projet de réhabilitation.


Au centre d'Harfleur, il y a un projet d'immeuble moderne autour de la superbe maison Odinet.


C'est la grande propriété qui se trouve à gauche, pratiquement au début de la rue de la République dans le sens Brèque - église.


 


Si j'avais gagné au loto à temps, cette maison m'aurai vraiment plus, d'autant qu'il n'y a pratiquement pas de propriété de ce style à Harfleur.


Bon je suis un peu hors sujet.


Bonne journée


A+


 



Jeff 06/06/2011



Merci pour cette évocation d'un bâtiment dont j'ignorais l'existence. Il est comme le pain de sucre le fruit du don d'une femme de marin. Dans le site pages14-18.com on apprend que doté de 30
lits, en 1914 cet asile pour vieux marins fut affecté au service des armées de la 3ème région militaire (Rouen) comme hôpital auxilliaire. Sainte Adresse nommée au fil de l'histoire Quief de
Caux, Saint Denis Chef de Caux, Saint André et même Cap de la Hêve durant la révolution, ancienne station balnéaire à  3 heures de Paris par le train en 1900 (une misère), est un comme un
speudo quartier du Havre par ailleurs desservi par les transports Havrais depuis toujours. Après les rattachements de Sanvic et de Graville viendra peut-être un jour le temps de celui de Sainte
Adresse voire celui d' Octeville (Le Grand Paris sera peut-être aussi le prétexte au Grand Hâvre). Le nom de la rue des Castillans pourrait-elle être liée à l'installation de quelques marins
Espagnols de l'Invincible Armada qui fuyant l'Anglais se seraient réfugiés au Havre. Edith Levesque dans GGHSM (site généalogique) parle de l'existance d'une tour à feu des Castillans implantée
sur la cap de la Hêve sous Charles V dont le but était de sécuriser la navigation des nefs qui croisaient au large. Chacun de vos excellents sujets d'articles nous pose des questions à tiroirs.
Bonne journée.



Otto Graf 06/06/2011



Et à votre avis - objectif - pourquoi cet état de fait avec cette enclave qui perdure dans l'agglomération havraise ?....un peu comme un corps parasite - relativement ici - vit sur son support.


L'ancienneté ? L' Histoire ? Le particularisme ? Le  snobisme ?


Je vous dirai éventuellement mon hypothèse avec un exemple situé ailleurs.



JMH 06/06/2011



Je corrige mon précédent commentaire car l'article précise qu'il s'agirait des taxes d'habitation.


Bref extrait du magazine: Les bonnes adresses de Saint-Adresse
Nombre d'investisseurs, découragés par les taxes et impôts fonciers pratiqués rue Félix Faure, se dirigent vers la commune voisine de Saint-Adresse. Le long de la côte, accolée au Havre, cette
localité offre, elle aussi, une vue panoramique sur la Manche et l'estuaire de la Seine. Les petits pavillons sans jardin y sont proposés à partir de 250 000 euros. Et si les belles villas,
avec terrain et parfois une vue sur la Manche, s'y négocient entre 500 000 et 1 million d'euros selon leur situation, les taxes d'habitations, elles, y sont souvent divisées par deux."



eva 07/06/2011



Bonsoir Dan (alias Etienne27 !!!!) Je n'ai pas répondu aux com d'Etienne après ta remarque, parce qu'en y regardant de plus près, j'ai vu que l'adresse e-mail ne correspondait pas à la tienne
(mais peut-être est-ce aussi une autre adresse à toi, on peut avoir de multiples boîtes mail...).


Cette maison de retraite ressemble aux écoles de village (écoles flanquées à l'époque du logement de l'instit') et dans les villages, on ne démolit pas les vieilles école, on essaie de les
rénover pour les louer à nouveau. Je peux dire que ces logements restent souvent inconfortables, même rénovés... Les instit étaient souvent moins bien logés que les curés à la même époque ! Mais
bon, là n'est pas le sujet... Un immeuble de 1889 a quand même plus de charme qu'un immeuble de 2010... C'est un peu dommage, une fois de plus, de l'avoir démoli, purement et simplement... On
fait vraiment table rase du passé dans ta bonne ville du Havre... Bonne nuit Dan.



Otto Graf 07/06/2011



La ville est dite « riche ». Certainement ! même si ce n’est pas tout le monde (dommage, non ?).


C’est le Neuilly du Havre dont elle profite de tous les avantages sans avoir à y investir.


Cette situation d’indépendance peut dater du temps ou la ville s’appelait Chef-de-Caux, port d’échouage avant que Le Havre n’existe et
qui en demeurait très séparée au moment de la construction du port et de ses remparts, puis de l’extension hors-murs, alors que Leure fut annexée.


Si les habitants de Ste Adresse tiennent tant à cette indépendance on peut penser que c’est plus pour une raison spéculative et de
qualité de résidence que pour un motif d’impôt, alors que la grande voisine est industrielle et commerciale et qu’elle ne bénéficie pas d’un préjugé favorable, au plan de la résidence, en tous
cas, même si, aujourd’hui,  cela n’est plus  entièrement exact.


Acheter son appart’ ou sa maison à Ste A. a un autre standing !.....


Les gens sont comme ça…


C’est le cas dans beaucoup de villes en France.


 



syber76 07/06/2011



Décidement,j'apprend toujours au temps de chose en visitant ton blog. Je ne connaissait pas du tout !



Otto graf 07/06/2011



 


Votre réponse m’indique que nous sommes dans l'ensemble d’accord. D’accord aussi pour dire qu’il y a, à Sainte-Adresse,
un habitat disons ordinaire et des HLM, mais avez-vous remarqué que plus on monte dans le vallon, moins l’habitat a de standing et de verdure.Les dyonisiens parlent souvent de « micro-climat »
sur leur commune…pas tout en haut du vallon, ouvert à tous les vents, je pense !
Bonne journée et profitez du soleil !
Otto.



louis 07/06/2011



Ah la vache ! Où qui sont les vieux marins maintenant ?



marcopolo76 07/06/2011



Bonjour Dan


A mon arrivée sur LLe Havre en 1985, j'ai beaucoup  "crapahuté" sur le secteur de Ste adresse mais ma mémoire semble avoir perdu l'existence de ce batiment...j'ai du passer devant ....!


Comme d' habitude , c'est plus simple à démolir pour y construire des résidences..!


Marco



brigitte 08/06/2011



bonjour DAN, c'est toujours triste la disparition du passé, mais il reste ici les photos pour se rappeler et puis toi  par ton blog pour  le garder le souvenir , tu fais un travail
formidable ( je le sais pour avoir organiser des expo sur le passé mon village)Bonne journée Bises



Mousse 08/06/2011



Bonsoir cher Dan,


C'est bien triste d'avoir détruit un si bel immeuble au détriment de cage à poule.


La coupure du journal, c'est vraiment malheureux.


Je trouvais beau cet immeuble.


Il y avait moyen de rénover.


Il y a des villes qui préfèrent, détruire l'ancien et mettre du moderne.


Je trouve cela lamentable.


Ton article est parfait.


Toujours bien illustré.


Bonne soirée.


Bien à toi.



Claude 08/06/2011



Bonsoir Dan,


Il y a quelques temps de cela j'étais tombé sur un article traitant de cet asile, voulant en savoir plus je me suis rendu rue des Castillans pour voir
ce qu'il en était et là je n'ai rien trouvé....et pour cause puisque celui-ci était détruit depuis 1993 comme je l'apprends ici. j'étais donc allé voir pour rien et je restai sans réponses quant
à son histoire....c'était sans compter sur "Havrais Dire" qui quelques temps plus tard m'amenait la réponse sur un plateau avec détails et photos à l'appui....


Merci Dan, et au risque de me répéter je dis que si "Havrais - Dire" n'existait pas il faudrait l'inventer.....une vraie mine d'or pour les
renseignements et les témoignages sur notre patrimoine passé.



Caroline.K 10/06/2011



En tout cas Dan, ne connaissant pas le Havre, j'ai été plutôt touchée par l'histoire même de l'origine de cette construction. J'ai eu envie d'en savoir plus sur ces marins, leurs parcours, bref
de m'imaginer les visages de tous ces gens qui ont finalement disparu avec la disparition de cet immeuble. Et qui grâce à toi revivent l'espace d'un article.


bon vendredi


Et à bientôt si la santé me le permet


CaroLINE



jps 11/06/2011



Deux photos anciennes de noir et blanc habillées, un cliché numérique généreusement lumineux de taille honorable, un plan réduit pour la situation géographique, un article de presse des années 90
relatant la fin d'un asile aussi méconnu que le château de Montgeon.. un asile dont nous ignorions, pour la plupart, l'existence jusqu'à ce jour du 5 juin 2011, en l'occurrence un dimanche de
début ou fin de semaine (tout dépend où l'on vit), dimanche, jour de parution d'article sur Havrais-Dire, dimanche, jour important pour les havroblogosphériens qui impatiemment attendent leur lot
d'histoire havraise mais craignant parfois l'annonce de la disparition d'une partie du patrimoine havrais et pourtant incapables de lutter contre des édiles locaux qui ne croient qu'aux travaux
neufs..une succulente anecdote dionysienne qui a suscité de sympathiques et nombreux commentaires lus par mes yeux usés et fatigués..


Amitiés marines.. 



Otto Graf 15/06/2011



Objectivement, si je n’approuve pas ce style « Arts déco » tardif, je me souviens quand même qu’il modernisa la ville, à
côté de la nouvelle gare, construite dans le même style et dans les mêmes années d’avant guerre.


A l’époque, ces constructions plurent à la population. Je pense même qu'elles en tirèrent une certaine fierté : l'adhésion à une
architecture novatrice.


Dommage, une fois de plus que ce témoin d’époque ait disparu. Il y avait sûrement moyen de faire quelque chose de la façade.


Faut-il donc toujours abattre impitoyablement pour faire du neuf dont l’avenir est d’ailleurs loin d’être assuré ?!



Otto Graf 15/06/2011



C'est à l'article relatif au Cours de la République que je répondais....


 



Otto Graf 16/06/2011



Plutôt d’accord avec vous…La modernité, le fonctionnel etc…etc…mais aussi le souci premier qui guide tout : construire le moins
cher possible.


Malgré cela, on ne loge pas tout le monde.


Et quand on abat une barre d’immeubles, les habitants pleurent.


C’est la puissance de l’habitude et la force du souvenir.


Je me souviens des années 50-60 avec le formica-roi. Combien de meubles anciens ont été rachetés par des brocanteurs ou des
antiquaires pour une poignée de sous pour être remplacés par le formica aujourd’hui jugé ringard et populo.


Ainsi vont les choses……….



Abbé Cyrille Bachelart 17/10/2011



Bonjour! Simplement pour vous dire que j'ai personnellement bien connu cette maison ainsi que les dernières religieuses qui l'ont dirigé d'une manière admirable! Mon grand père y a été résident
comme ancien chef de bordée de la Compagnie Générale Transatlantique. Je trouvais alors adolescent,cette maison merveilleuse et les anciens marins qui l'habitait étaient vraiment de vrais" loups
de mer" vous pouvez me croire. je me souviens des grands couloirs et des statues de saints magnifiques qui étaient dispersés dans toute la maison entre les maquettes de bateaux et les tableaux
magnifiques de marines..La dernière supérieure était Soeur Marie-Colombe et son assistante Soeur Marie-Joséphine et la soeur de cette dernière venait chaque jour aider à la cuisine des 20
pensionaires de l'époque.Il y avait une magnifique petite chapelle,c'était un petit bijoux!! J'aimais aller dans le grand salon bleu sur le toit qui avait été rajouté par la suite avec
l'ascenseur..De là,il y avait une vue extraordinaire sur la plage du Havre...Les soeurs nous gataient moi et ma petite soeur et à quatre heure un bon café au lait de ferme et de
grands tartines nous régalaient avec tout les autres pensionaires...La grande cuisine avec son moulin à café énorme en métal de 1880, fixé sur une table de découpe,la gasinière à bois sous
la cheminée avec dessus la collection des pots de cuisine avec l'Angélus de Millet,et lautre série les glaneuses.Les lampes à pétrole "Pigeon", astiquées pas les soeurs brillaient....et
derrière la maison les Poules et les moutons...sans compter sur le jardin énorme tres bien situé sur lequel louchait la Mairie avide d'argent! Les soeurs ont énormément souffert des événements qui les conduisirent à quitter l'asile Brévillier pour retourner à leur
maison mère à Rouen,et d'ailleurs elles ont résistée avec l'aide d'un ami médecin en faisant retarder près de dix ans leur départ!(la mairie n'osant pas employer la manière forte
de peur que les médiats s'en mèle) J'ai une photo d'elle qui ne me quitte jamais! On devrait leur ériger un monument sur place pour tout le bien qu'elles ont fait là bas pendant des
années.....Des saintes moi je vous dit! 



C@t 14/11/2011



Boujou DAN, Les marins ont eu une jolie résidence pour leur retraite.  Une fois de plus, un beau bâtiment a été détruit pour construire à la place quelque chose de vraiment quelconque. Cela
est devenu une habitude au Havre ainsi qu'à Ste Adresse...


@ + DAN