Au bout du fossé la culbute ( D-10 sur plan)

Publié le par DAN

  Il y a des noms d'établissements très équivoques, en effet pourquoi cette inscription : « Au bout du fossé la culbute » donné à ce débit de boissons et restaurant d'un quartier populaire havrais ? Était-ce dû à la réputation de l'établissement où parfois certains clients pouvaient sortir quelque peu «éméchés» ?
Toujours est-il que ce commerce, était facile à situer dans le Havre d'aujourd'hui grâce aux deux plaques de rues fixées sur ses murs, de plus ces artères n'ont pas changé de nom dans le Havre actuel.

****

PS : Une précision de notre ami JMH à propos de l'intitulé de ce bar restaurant :

" A l'époque, il y avait des remparts et des fossés. Pour ne pas payer l'octroi municipal sur les alcools, les bars et les cafés se mettaient de l'autre côté du fossé. Mais cette partie de la ville n'était pas très éclairée et était très boueuse, les gens qui avaient trop bu tombaient et se blessaient . C'était donc pour les prévenir."

 

Havre 2Le café débit de boissons restaurant rue Casimir Delavigne.
Collection P. Alinand.

 


Rues C Delavigne+A Compte (10)Le même endroit en 2012. (photo DAN)


_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

 

Merci de votre visite.

Commenter cet article

Caroline.K 03/12/2012 05:38


MAGNIFIQUE Dan, ce nom est digne d'un titre d'Alphonse Allais ou de Pierre Dac. Il aurait été superbe aussi dans un film dialogué par Audiard avec un Gabin accoudé à ce bar et faisant une tirade
sur la culbute Et en plus un débit de boissons rue Delavigne, le hasard fait parfois de ces choses.


CaroLINE

DAN 03/12/2012 10:14



Bonjour CaroLINE,
Ah oui, rue Delavigne pour un bar ça ne s'invente pas, de plus ce nom aurait bien pu être le titre d'un film de G. Lautner dialogué par M. Audiar avec Robert d'Alban et Jean Gabin, aujourd'hui ce
serait comme on dit, un film culte...


Bonne journée CaroLINE. 



SHIPS-LOVER 27/05/2012 23:21


Un reportage nous expliquant bien, ce nom assez "bizarre". Un grand merci a JMH pour ces précisions, car il est vrai que c'est équivoque pour ce restaurant, brasserie. Merci a toi DAN.

DAN 27/05/2012 23:50



Bonsoir Ships. Tu trouves aussi ce nom bizarre et tu as bien raison, aujourd'hui on n'oserait plus donner un nom pareil à un bar restaurant, quoique si la cuisine et le service sont bons le nom
importe peu.
Je transmettrais tes remerciements à JMH la prochaine fois que je le verrais !


Bonne fin de soirée Ships !



Didier 25/05/2012 09:04


Pas connu cette époque, mais souvenir qu'à l'emplacement de la résidence il y avait un chantier de fer, plus le souvenir du nom, et puis pas très loin les établissements David(du bois), pour ce
qui est du nom "la culbute", j'y verrais autre chose que du troussage

DAN 25/05/2012 09:30



Bonjour Didier. Le chantier était celui de l’entreprise Lepage, société qui est resté en activité jusqu'en 1971 et qui a cédé sa place à la société Nozal qui a fermé en 1986. Pour l'établissement
David je me souviens très très bien de cette entreprise puisque j'y venais avec mon père menuisier y acheter du bois, je me rappelle en partie de son panneau où était écrit : DAVID BOIS DU NORD
ET DU PAYS, quelque chose comme ça je crois.
Pour le mot "culbute" je le comprends comme une chute brutale tel que nous le dit le dictionnaire, mais il y a toujours du second degrés avec un tel mot !
Bonne journée Didier ! 



marcopolo76 24/05/2012 19:14


Salut Dan


Il fallait en boire du Cidre pour être "émmeché" quoique si ce drenier n'était pas trop controler en taux d'alcool pourquoi pas "faire la culbute" mais moi j'aurais préféré dans le lit d'une
"dame" que dans des fossés ...!!!!!


Cordialement


Marco

DAN 24/05/2012 19:22



Bonsoir Marco. Le cidre qu'on appelle "bouché" titre quand même 5° à 6°, et les jours de grande soif, pour peu qu'on se laisse aller à la bouteille, on fini par être plus que grisé. Quant à
l'autre culbute là je te laisse l'entière responsabilité de tes propos


Bonne soirée l'ami !


 



jeanpaul76 23/05/2012 14:05



Salut 


Encore un lieu inconnu certainement des dates contradictoires avec ma naissance quoique ... ces endroits ou plutôt ce genre de
commerce à multiple facette étaient surtout l'endroit de tous les dangers .


bons à la fois la circulation étaient limitées et le trottoir devenait la propriété de l'enivrer je ne juge pas une multitude
de petits commerces jonchent nos quartiers je me rappelle le café-bar dans la forêt de Montgeon ou l'accordéon venait troubler le voisinage ô combien sympathique j'aime bien comment dit-on le
bar, café ou bistrots c'est drôle en ce moment j'ai une préférence sur la place de Tréguier tout simplement la terrasse offre un panorama pour l'observation il y a du bon dans la
retraite


Bonne semaine  

DAN 23/05/2012 15:55



Bonjour Jean-Paul.
Avec le nombre de bars, bistrots, cafés qu'on avait au Havre, il n'est pas étonnant qu'ils y en eut de moins bien fréquentés, certains bistrots attiraient la clientèle en offrant qui une
distraction, qui un service ou toutes autres prestations afin de fidéliser sa clientèle, où comme tu le vie en e ce moment, un endroit où la vue offre un spectacle le temps de se rafraîchir le
gosier, alors profite-en encore l'ami et ramène nous du soleil !
Bonne fin de journée Jean-Paul !



Michèle 23/05/2012 10:18


Bonjour,


A propos du café , Le mot "fossé" en cauchois a le sens spécial de "talus" donc l'enseigne peut vouloir dire "au delà du talus , la culbute" ce qui est vraisemblable.


Mon Père a travaillé aux établissements Lepage à partir de novembre 1944 à février 1950. Je ne savais pas que cette entreprise était située à cet endroit.


Bonne journée


Michèle


 

DAN 23/05/2012 11:05



Bonjour Michèle. Dans une précédente réponse j'avais fait la remarque à propos du mot "culbute" et avec vous c'est avec le mot "Fossé", en effet il faut faire attention à la signification d'un
mot dans une époque donnée, tel mot aujourd'hui n'a pas la même signification qu'hier, et actuellement avec les SMS les mots  évoluent encore plus vite.
Quant aux Ets Lepage vous voila renseigné quant à son implantation !
Bonne journée Michèle  !



Claude 22/05/2012 14:23


Oui...!!! c'est ça  "LEPAGE"...c'est bien le nom que je cherchais..merci Dan 


Je me souviens de leurs camions assez particuliers pour le transport des "fers" avec la cabine du conducteur au centre...


Un peu comparable à celui-ci trouvé sur le net...





Bonne journée

DAN 22/05/2012 14:40



Bonjour Claude. J'allais dire aussi "oui c'est ça"  pour les camions et c'est vraiment ça je crois même me souvenir qu'ils étaient bleu, mais bon, on ne va pas chipoter pour ce détail



Bonne journée, photographique car avec ce soleil il faut en profiter ! 



Claude 21/05/2012 23:53


Beaucoup d'imagination en ce temps là pour désigner les estaminets...cette appellation en est la preuve....merci de nous l'avoir présentée...


Les différents commentaires des uns et des autres nous apportent pleins d'enseignements sur la topographie des lieux et des us et coutumes de
l'époque.


Compte tenu des accoutrements des personnages surtout les femmes et les enfants je situe cette prise de vue dans les années 40.


Au fait sais-tu Dan quand cet établissement a été détruit ? Et qu'y avait-il à cet emplacement avant la construction de l'immeuble actuel ? je me souviens
vaguement dans ce secteur d'une entreprise de tuyaux en fonte et fers à béton il me semble mais le nom m'échappe .


Bonne nuit

DAN 22/05/2012 00:22



Bonsoir Claude (ou plutôt bonjour)
A cet emplacement, tout du moins derrière l'emplacement de ce bar restaurant, il y avait tout d abord l'entreprise Lepage qui commerçait des fers et métaux. Cette société est resté en activité
jusqu'en 1971 où elle fut racheté par la société Nozal qui a poursuivi cette activité jusqu'en 1986. Ensuite et avant de construire l'ensemble d'immeubles il n'y a rien eu sur ce terrain qui
devenait une friche, ou plus exactement un terrain vague, que, moi comme toi, avons connu. Par contre si cette entreprise m'a laissé quelques souvenirs, il n'en est de même du «au bout du fossé
la culbute». Certainement a-t-il été détruit par un des nombreux bombardements qu'a subi ce quartier tout au long de la guerre.
Bonne nuit Claude !  



Mousse 21/05/2012 20:52


Bonsoir cher Dan,


C'est marrant le nom de cet établissement.


Il était grand, on pouvait y mettre du monde.


Mon Dieu, c'est bien changé.


J'aime toujours autant, les vieilles cartes, c'est très joli.


Bonne semaine, mes amitiés.

DAN 21/05/2012 22:47



Bonsoir Mousse. Marrant c'est sûr, de plus il a l'avantage de bien se retenir, et on peut se douter que dans une conversation à l'époque l'évoquer devait déjà faire sourire, de quoi donner envie
de voir de plus près ce que c'était comme établissement, finalement on n'a rien inventé en matière de communication, on cherche toujours le slogan facile à retenir, celui-ci est pas mal, et on
s'en souvient encore...
Bonne semaine chère Mousse ! 



François 21/05/2012 16:02


Il y a peut-être une autre explication que la chute alcoolisée..


Prés de ces estaminets se promenaient surement quelques gentes dames trés accueillantes...


Il y avait en fait probablement les deux..


 

DAN 21/05/2012 18:30



Bonsoir François. Dans ce cas ce serait plutôt la chute des reins alors , mais, blague à part, il
faudrait savoir ce que signifiait ce mot de "culbute" à cette époque, car, comme chacun sait, les mots varient de sens selon les époques, je n'ai pas d'exemple en tête présentement, mais il y en
a beaucoup.
Bonne soirée François !



eva 21/05/2012 11:45


c'est une charmante expression ! et qui situe un lieu, un état...(de sortie de bistrot) ! On aime toujours ces mots bien fleuris... Merci pour nous donner la raison qui faisait qu'on
s'établissait ainsi en dehors des murs, pour échapper à l'octroi ! L'état actuel de l'emplacement, s'il est moins boueux, n'en est pas plus esthétique pour autant ! Enfin, "actuel" ne voulant pas
dire "bon goût", on s'en contentera :))


Bonne journée Dan !

DAN 21/05/2012 12:24



Bonjour Éva. J'aime beaucoup les enseignes comme celle-ci qui son "imagée". Il en est une aujourd’hui toujours en place sur un bar dont l'enseigne est : TRANQUILLE LE CHIEN", faut avouer qu'on
imagine la scène tout de suite.

L'immeuble actuel est tout ce qu'il y a de plus fonctionnel, et ce n'est pas le plus moche du quartier car à l'heure actuelle on construit sans aucune décoration, ce sont véritablement des cubes
avec des ouvertures rectangulaires un point c'est tout, du fonctionnel à 100%, ce n'est pas ça qui attirera le touriste...
Bonne journée Éva ! 



pere cantoche 21/05/2012 09:23


Salut rapide mon bon Daniel tant ce WE et ce début de semaine me voit quelque peu surbooké et chamboulé par mon départ imminent, un peu avancé pour ne pas dire précipité, bref, improvisé... te
dire, et ça tombe bien, que je ne vois pas trop où se trouve la rur Casimir Delavigne, ni le carrefour photographié... quand à l'estaminet évoqué il se perd dans mes brumes d'alcool et de mauvais
vin... mais précisemment ne se trouvait t'il pas rue de la vigne cet endroit peu recommandable où se pratiquait la culbute...hic, oups !


 

DAN 21/05/2012 09:34



Salut père Cantoche. Houla, en effet tu as besoin de vacances mon ami, alors pour la rue Casimir Delavigne elle passe peu après ma photo, devant la place Danton, tu vois.. non.. alors tu la
continu et tu passe devant la douane, ça va mieux là ? Bon, si tu ne vois toujours pas je t'expliquerai de vive voix, et ça pas "au bout-du-fossé-le-culbute" mais tout simplement dans un bar de
ton choix.
Partir en vacances veinard, alors que nous autres restons fidèle au poste !
Bonnes vacances Thierry et le bonjour à ton épouse ! 



Pierre 21/05/2012 07:45


Salut DAN, il me semble que tout n'est pas droit sur cette maison :)
Un coin de rue  bien différent. L'anecdote de JMH est excellente.

DAN 21/05/2012 08:00



Bonjour Pierre. Cette maison, comme beaucoup de celles de mon quartier, ont été construite "à-la-va-vite", sans avoir recours au service d'un architecte ni même sans véritable maçon, la maison
que j'occupe en est un parfait exemple et j'en connais d'autres.
JMH est un homme très érudit et ancien président de la SHED société dont je fais partie, son savoir est très grand, de plus, c’est un homme très souriant, tous les ingrédients pour s'en faire un
ami.
A bientôt pierre, pour une nouvelle excursion au Havre ? 



Jeff 20/05/2012 19:18


 


Cette photo est révélatrice des constructions de mauvaise qualité de bon nombre de quartiers Havrais, du caractère populaire, ouvrier, de notre ville, elle nous rappelle des expressions désuètes
entendues dans notre enfance quand on se mettait sur son trente et un, ou encore quand on était endimanché la plupart du temps pour aller à la messe, et pour les gamins c'était souvent avoir
l'air gauche dans une tenue qui avec la croissance était devenue trop petite, on plaisantait ainsi sur le costume de communiant porté trop longtemps. Toute ville ouvrière industrielle et
portuaire de surcroit avait sa rue de la soif dénommée ainsi par ses habitants pour qualifier celle possédant la plus grande densité de cafés, de bistrots, de rades, d'estaminets, de troquets,
etc.. Probablement difficile de définir la rue de la soif Havraise d'avant guerre, cours de la république, quartier Saint François, qui s'y risquera car en fait elles devaient être trop
nombreuses ! Bonne soirée.

DAN 20/05/2012 19:33



Bonsoir Jeff. C'est vrai que certaines constructions du début XXe siècle sont vraiment fragiles et vieillissent mal, j'habite moi même une habitation de 1904 et je peux vous dire que la
maçonnerie n'est pas ce qu'il s'est fait de mieux en la matière.
J'ai connu également les habits qu'on se refilait entre frangins, j'ai deux frères ainés et je finissais d'user ce qu'ils avaient commencer à mettre, heureusement ils étaient eux même soigneux et
cela me permettait d'avoir des habits très correct de ce point de vue.
Je n'ai jamais porté le costume de communiant mais j'ai vu mes frères le porter avec le brassard sur la manche gauche, je ne me souviens plus d'ailleurs si je l'ai porté en tant qu'habit
ordinaire par la suite.
Pour la rue de la soif, c'est vrai que plusieurs rues méritaient ce qualificatif, mais en général nous le donnons à la rue Guillemard débouchant sur le boulevard Albert 1er, mais cela aurait pu
en être une autre, il y avait tellement de bars, cafés et autres estaminets dans notre ville portuaire...


Bonne soirée Jeff.



Otto Graf 20/05/2012 17:12


Ce qui suit ne nous éloigne pas de la tradition et reste dans la note de votre
commentaire.


Pâques est une fête mobile de Printemps et à la grand’messe du dimanche, avant la guerre, les
femmes arboraient leur robe neuve, leur robe printanière, légère et fleurie…quel que soit le temps. On pourrait ajouter, pour Le Havre, contre vents et marées.


AD.

DAN 20/05/2012 17:47



En effet, la citation "contre vents et marées" est ici approprié, car depuis le début de ce printemps rares ont été les jours où les femmes pouvaient arborer leur habits neufs, et de toutes
façons de telles mœurs n'ont plus lieux d'être puisque maintenant les femmes changent de tenues quand bon leur semble, mais avec ce printemps plus que frais les occasions de porter des habits
légers ont été plutôt restreintes !
Bonne fin de journée Otto graf



jps 20/05/2012 17:09


En 1936, y'avait sûrement plus de cafés que de coiffeurs ou de banques voire des Kebab, pour preuve rue C Delavigne..


au 11 café bar Delavigne Mme Louvard


au 19 A.Angammare café-débit brasserie de cidre


au 21 A.Rigot café-débit  chambres meublées


au 27 A.Cavart café-débit et tabac


au 31 G.Ricouard café-débit brasserie de cidre


au 35 G.Stevens café-débit chambres meublées


au 55-57 M.Cinedot café-débit restaurant brasserie de cidre (laphoto?)


au 61 P.Daniel café restaurant


au 69 N.Leyzour café-débit brasserie de cidre chambres meublées


au 77 bis J.Bellanger café bar


au 81 G.Lambert café-débit


au 89 G.Erdinger café-débit


au 2 M.Dubois café-débit


au 38 L.Andrieu café-débit brasserie de cidre


au 66 A.Marq café-débit


au 68 L.Pascal café-débit tabac


au 80 Merssemann café-débit brasserie de cidre


au 88 E.Loisel café-débit brasserie de cidre


au 94 Ledé café-débit restaurant


au 96 L.Lacheray débit restaurant


au 120 R.Greffier café-débit


de quoi satisfaire plus d'un assoiffé !! finies les superpositions ??


Amitiés cidroliennes...


 

DAN 20/05/2012 17:37



Salut Jean-Pierre. C'est fou le nombre de cafés qui pouvaient y avoir dans cette rue, bien que dans le reste du Havre ce n'était pas mal non plus, mais en parcourant cette artère à deux pas de
chez moi, je me suis rendu compte que tout ces anciens commerces étaient transformé en habitations, avec parfois un nouveau commerce, mais c'est plus rare.
Je pense, vu l'année que tu cites, vu la photo aussi avec l'adresse correspondante, qu'il s'agit bien de M.Cinedot café-débit restaurant brasserie de cidre.
Quant aux superpositions il y en aura une la semaine prochaine, promis juré, car, malheureusement le temps n'étant pas "élastique" et avec mon projet lié au blog, le temps me manque un peu pour
faire ces superpositions, mais je n'y renonce pas, c'est tout simplement que faire ce blog demande un minimum de travail pour pouvoir publier au moins une fois par semaine, donc rendez-vous la
semaine prochaine pour un autre commerce d'ailleurs 


Amitiés culbutiennes



Bernard Hauguel 20/05/2012 16:51


Salut Dan


Quel changement radical ! Mêmes les trottoirs ont été surbaissés pour ne plus tomber...


Amitiés. Bernard

DAN 20/05/2012 16:56



Salut Bernard. Ah ah ah ah ah, en effet pour atténuer la chute, les trottoirs ont été réaménagés, il est vrai que dans ces circonstances il est plus facile de lever le coude que le
pied...
Bonne fin de journée Bernard ! 



tic-tac 20/05/2012 16:04


Le contraste est saisisssant... en tout cas, ce débit de boissons avait l'air bien accueillant. vu sa situation, il devait servir de point de rendez-vous très pratique ?


bon dimanche DAN ! Ici il pleut aussi :-(

DAN 20/05/2012 16:47



Bonjour Tic-Tac. Dans cette rue, et pour toi qui n'est pas havrais, il y avait beaucoup de café bistrots en tout genre. Ici autrefois, derrière ce café il y avait une entreprise de matallurgie
que j'ai d'ailleurs connu, et c'est aussi dans cette rue, que se se situait la caserne des douanes aujourd'hui simple résidence, alors la clientèle était nombreuse et ne manquait pas de "point de
chute" !
Ici aussi c'est "flotte et compagnie, alors autant rester au coin du feu.
Bonne fin de journée Tic-tac !



Otto Graf 20/05/2012 15:41


Cette carte doit dater des années 36-39…avec le brasseur en grand tablier, la patronne en blouse
avec, à côté d’elle, une grande jeune femme –imaginons que c’est sa fille ! – élégante et distinguée et ses enfants – peut-être – en « habits du dimanche ». Cette note de dignité
et de  propreté moderne,  d'évolutrion sociale aussi, non ?,devant cette vieille bâtisse un peu mal
foutue,  ne gomme pas la note de tradition avec le bidet et la carriole cauchois.


La grande ville portuaire et industrielle restait proche de sa campagne.


Très belle évocation.


Otto.

DAN 20/05/2012 16:26



Bonjour Otto graf. J'arrive aux même conclusions pour la datation de cette photo, j'ai moi même des photos de famille où oncles et tantes  ont le même costume à peu de chose près. Un élément
de datation aussi, la longueur des jupes des femmes, ou la coupe des vêtements. Il semblerait que cette photo ait été prise un dimanche ou, pendant longtemps puisque j'ai connu ça, les habits
devaient très soignés sur soi, c'était le jour où on allait à la messe non seulement pour le côté religieux, mais aussi pour se montrer sous son meilleur aspect aux habitants du quartier, il
fallait être "comme-il-faut" aux yeux de tous.
Bonne fin de journée Otto graf !


 



phyll 20/05/2012 14:11


salut poto,


sympa cette "petite histoire" dans la grande Histoire !! Mais je pense qu'à l'époque il a du y avoir quelques découvertes assez glauques !! En plus, ce bâtiment semble suivre (malgré
lui) les mouvements du terrain !......


bon après midi grisâtre !.....


à+ !  

DAN 20/05/2012 14:50



Salut poto. L'histoire du Havre n'est pas faite, seulement de faits "grandioses", et celle-ci on dit long malgré tout sur les conditions de vie sociale de l’époque. Quant au bâtiment, il est
presque certain qu'il n'a pas été construit par des maçons de métier, c'était courant à cette époque, tellement courant que ma propre maison n'a pas été, elle non plus, construite par des gens
dont c'était le métier, et c'est vrai qu'elle suit un peu le mouvement du sol... je te ferai voir
Bon dimanche mon pote !



boboce 20/05/2012 13:51


Salut DAN


 


C'est une histoire originale, comme il doit y en avoir des centaines au Havre.


Bon dimanche


A+

DAN 20/05/2012 14:45



Bonjour Boboce. C'est vrai qu'il doit y avoir d'innombrable histoires comme celle-ci, mais cette dernière a donné lieu à une enseigne de bistrot, qui plus est pris en photo, ce qui fait qu'elle
s'est transmise de génération en génération pour notre plus grand plaisir !
Bon dimanche boboce !



Papy Scham 20/05/2012 13:31


Bonjour Dan


Déjà à cette époque on essayait d'échapper à une forme d'impôt. Drôles de lois aussi. Au moins ceux qui fréquentaient ce lieu étaient prévenus. Plus dure sera la chute. Merci pour cette petite
histoire de cet établissement. Un peu d'humour en ce dimanche bien tristounet.


Bonne journée et bonne semaine.


Amitiés: papy Scham

DAN 20/05/2012 14:41



Bonjour Papy Scham. Je pense que de tous temps les hommes on toujours voulu échapper à la loi ou à l'impôt, et l'octroi n'était vraiment pas adapté aux conditions de vies modernes. De nos jour si
on a connaissance d'un "truc" pour ne pas payer d'impôt je pense qu'on le met en pratique, c'est humain !
Bon dimanche Papy Scham !



François 20/05/2012 09:59


Salut Dan,


Cette établissement devait dater de l'extension du Havre aprés la destruction des remparts. Ce batiment de mauvaise brique sent le provisoire qui dure souvent. Il ne faut pas oublier aussi qu'en
dehors des remparts et de leurs fossés, la plaine comprise entre ceux-ci et la côte était entrecoupée de canaux de drainage et autres petits ruisseaux plutôt glauques ou il était aisé de tomber
accidentellement ou non.

DAN 20/05/2012 10:14



Bonjour François. Avec un tel nom c'est probable que cet établissement ait été créé peu après la démolition des derniers remparts c'est à dire après 1870. En effet la plaine ainsi ouverte à la
construction était-elle constitué de canaux et autres ruisseaux dont parfois il existe des réminiscences, là où j'habite le sous sol en est encore imprégné.
Quand à être un bâtiment provisoire j'ai l'impression qu'au Havre TOUT est provisoire, rien ne résiste au temps et aux hommes, les exemples sont tellement nombreux qu'il serait trop long de les
citer ici  !
Bon dimanche François,  pluvieux hélas... 


 


 



LGV 20/05/2012 05:10


La belle époque des cadavres du matin a enlever des fossés pour permettre l'évacuation des eaux...


Cette situation me rappelle étrangement celle de Bénares (Varanasi) aujourd'hui : la ville est sainte, dédiée à Shiva, il est interdite de boire de l'alcool (il est très difficile pour les
touristes de trouver une bière). Comme pour le Havre, les amoureux d'ivresse traversent le Gange pour aller oublier leurs soucis de l'autre coté du fleuve sacré...

DAN 20/05/2012 07:57



Bonjour Cédric. Le parallèle est osé, mais la comparaison est juste. Au début du XXe siècle l'alcoolisme faisait des ravages au Havre, ville de marins en escale et de militaires en garnison, mais
aussi ville d'ouvriers où les bars et autres bistrots leur permettaient de passer quelques moments agréables en dehors des soucis quotidiens. Qu'il y eu ou ait la même "misère" sous d'autres
cieux n'est pas pour me surprendre, et l'alcool est un moyens universel pour y échapper !
Bon dimanche Cédric.



buddy2259 20/05/2012 04:17


Bonjour Dan,


C'est bien la première fois que je vois la photo de cet établissement qui se trouvait rue Casimir Delavigne...une belle pièce de collection là encore !!!


Merci de nous en faire profiter...bon dimanche et mes salutations à l'ami Nicéphore!

DAN 20/05/2012 07:50



Bonjour Buddy. Il existe une autre photo, où l'on voit de plus près cet établissement, photo parue dans un livre de Messieurs Gaston et Jean Legoy, et sur cette denière on y voit bien l'enseigne,
mais tout compte fait celle-ci donne une vision plus large de cet endroit et ce n'est pas plus mal.
Bon dimanche Buddy !



JMH 20/05/2012 01:33


Au bout du fossé la culbute est une expression employée dans un sens particulier au Havre  ! Elle se rapporte aux fortifications et aux marais qui se trouvaient derrière celles-ci. Aller
plus loin que le fossé des fortifications c'était tomber dans l'eau des marais. Comme le rapporte une délibération de la ville du Havre  


"A l’époque, il y avait des remparts et des fossés. Pour ne pas payer l’octroi municipal sur les alcools, les bars et les
cafés se mettaient de l’autre côté du fossé. Mais cette partie de la Ville n’était pas très éclairée et était très boueuse, les gens qui avaient trop bus tombaient et se blessaient. C’était donc
pour les prévenir."


La ville du Havre a acheté l'enseigne de ce restaurant qui est en photo à madame Baly en 2007. Personnellement, je n'ai pas encore vu cet objet. 


Amitiés fidèles à Dan et Nicephore.


 

DAN 20/05/2012 07:43



Bonjour Jean-Michel. Je voulais une confirmation de cet "évènement" et tu me l'apportes sur un plateau, mais n'ayant pas la référence des sources je ne me suis pas permis de mettre cette
explication dans mon article sachant qu'il y aurait un érudit pour me la communiquer


Merci pour ces références et cette explication que je mettrais dans mon article !
Bon dimanche Jean Michel !